Cristobal Balenciaga était admiré de Gabrielle Chanel, alors qu’elle méprisait Christian Dior par exemple, c’est vous dire à quel point c’était un styliste reconnu et important.
D’abord acheteur pour de grands magasins, il se prend d’amour pour les créations des stylistes de son temps : Elsa Schiaparelli, Madeleine Vionnet et Gabrielle Chanel. Il est tellement fasciné par leurs créations qu’il achète leurs robes, les découd, puis les reconstitue jusqu’à comprendre le mécanisme.
En 1919, il ouvre sa première boutique à San Sebastian en Espagne mais il ne rencontre pas un succès fou. C’est la guerre qui le fera fuir à Paris et s’installer avenue George V. Lors de la sortie de sa première collection parisienne la presse et les clientes sont en émoi ! Durant la guerre 39-45, il est l’un des rares couturiers à ne pas fermer sa maison.
Les années 50 Balenciaga libère les femmes de leur gaine avec le tailleur décintré. Puis il abaisse la hauteur de la taille pour plus d’aisance et tout autant d’élégance. Sa mode est totalement à contre courant de l’époque.
Inventeur du Babydoll en 1958, forme qui marqua pour toujours la mode et représente dans les esprits les années 60
En 1968 il décide de vendre sa maison de couture pour s’opposer au prêt-a-porter qui selon lui va entrainer la disparition de l’élégance.
Sans lui la maison s’effondre elle est rachetée, revendue, rachetée…
En 1997, arrive le sauveur de Balenciage, celui que certains surnommeront le fils spirituel de Cristobal : Nicolas Ghesquières. Il remonte la maison en innovant comme l’aurait fait Cristobal et apporte la modernité qui manquait. Il séduit les people, le grand public, ses sacs deviennent des it bags, ses robes défraient la chronique, bref il redonne vie à la légende.
A l’image des vêtements de la marque les chaussures Balenciaga sont audacieuses, innovantes, intéressantes et ne laissent jamais indifférent.